Deux créations simultanées à la Comédie-Française (Lumières, lumières, lumières) et au Théâtre des Champs-Elysées (L’Enlèvement au sérail)
LUMIÈRES, LUMIÈRES, LUMIÈRES
Virginia Woolf revisitée à la Comédie-Française
Lumières,
lumières,
lumières
- Du 13 mai au 28 juin 2026
- Studio-Théâtre de la Comédie-Française
Texte :
Évelyne de la Chenelière
Librement inspiré de Vers le phare
de Virginia Woolf
Avec la troupe de la Comédie-Française
Florence Viala et Aymeline Alix
Équipe Artistique
Mise en scène : Florent Siaud
Scénographie : Romain Fabre
Costumes : Jean-Daniel Vuillermoz
Lumières : Nicolas Descôteaux
Vidéo : Éric Maniengui
Conception sonore : Vincent Legault
Son : Maxime Gamache
Assistanat à la mise en scène : Natalie van Parys et Mélodie Lupien
Production
Nouvelle production de la Comédie-Française
En coproduction avec Les songes turbulents
Texte publié aux Éditions Théâtrales
Soutiens
Espace Jean Legendre (Théâtre de Compiègne)
Conseil des arts de Montréal
Conseil des arts et des lettres du Québec
Conseil des arts du Canada
Délégation générale du Québec à Paris
Institut-Français
Ambassade de France au Canada
Région Hauts-de-France
DRAC des Hauts-de-France
Conseil départemental de l’Oise.
L’ENLÈVEMENT AU SÉRAIL
Un conte contemporain entre désir, pouvoir et liberté
Tandis que Lumières, lumières, lumières rencontre un vif succès à la Comédie-Française, Florent Siaud déploie simultanément un autre versant de son univers au Théâtre des Champs-Elysées avec une nouvelle production de L’Enlèvement au sérail de Mozart, dirigée par Laurence Equilbey.
Pour cette nouvelle mise en scène, il imagine un conte contemporain où la fantaisie du singspiel dialogue avec une lecture plus troublante des rapports de pouvoir, de désir et de liberté.
Mozart au présent
Trois questions à Florent Siaud
Votre Enlèvement au sérail ne semble pas être une simple comédie orientale…
Florent Siaud : L’œuvre est bien plus complexe qu’un simple divertissement. Mozart mêle ici comédie, trouble, sensualité et violence. Nous avons voulu en faire un conte contemporain, où le rire cohabite avec des questions très actuelles sur le pouvoir, les rapports de domination et la liberté intérieure.
Comment avez-vous abordé visuellement cette mise en scène ?
J’ai imaginé un espace qui soit à la fois concret et mental : un sérail qui devient un laboratoire humain, traversé par les désirs, les peurs et les fantasmes des personnages. Les images, la lumière et le décor accompagnent cette plongée dans leur vie intérieure.
Qu’est-ce qui vous touche dans cette œuvre de Mozart ?
Sa dualité. Il y a la spontanéité de la jeunesse, l’élan du théâtre musical, mais aussi une profondeur psychologique et une ambiguïté morale fascinantes. Derrière la légèreté apparente, Mozart regarde déjà le monde avec une grande lucidité.