• Psychose-37 rogné
  • Psychose-30 rogné
  • Psychose-34 rogné
  • bannière combattimento-004
  • bannière combattimento-076
  • Photo Kane La Chapelle saison 15 16 coupé
  • Quartett gazRG
  • Quartett finRG
  • Quartett ÉtranglementRG

Retrouvez ici les articles parus dans la presse sur Florent Siaud et/ou la compagnie Les songes turbulents.

- Novembre 2017, La Presse

Bouffée d'air frais dans la grisaille absolue du temps présent que cette nouvelle mise en scène de Florent Siaud avec des complices allumés. [...] Le jeu, appuyé par la mise en scène dynamique de Florent Siaud, est un baume pour notre époque.

- Novembre 2017, Fugues

Joyeuse, éclatée, surprenante, Nina, c’est autre chose est avant tout une pièce revigorante et qui déchire les voiles de toute mélancolie. À voir.

- Novembre 2017, Montheatre.qc.ca

Nina, c’est autre chose présente une belle facture visuelle et corporelle, ainsi qu’une distribution impeccable.

- Novembre 2017, sorstu.ca

Le comédien Renaud Lacelle-Bourdon s’éclate complètement au Théâtre La Chapelle Scènes contemporaines dans une pièce de Michel Vinaver très habilement mise en scène par Florent Siaud. Telle une bombe d’énergie à l’état brut, il emporte tout sur son passage

- Novembre 2017, Diffractions.ca 

Un grain de folie (...) émane du spectacle. Un grand tourbillon de légèreté.

- Novembre 2017, Infoculture

La pièce écrite par Michel Vinaver en 1976 est très joliment mise en scène par Florent Siaud (...). Tout donne à cette pièce un ton charmant, rafraichissant, joyeux et aussi émouvant. Les acteurs sont remarquables 

- Novembre 2017, Mattv

Florent Siaud a sélectionné des artistes éclectiques accomplis pour étoffer la pièce d’intermèdes dansés par le trio. Le tango se lie à l’écriture complexe de l’auteur

- Avril 2017, Katerine Verebely, Gravel le matin, ICI Radio-Canada

N'hésitez pas, allez-y tout de suite, achetez votre billet, parce que c'est sans doute l'une des meilleures pièces de la saison

- Avril 2017, Sara Fauteux, Le Devoir

Difficile de dire si cette grande qualité du spectacle, celle de ne pas tomber dans les stéréotypes, revient à Lepage et à son texte d’une vivacité d’esprit et d’une maîtrise formelle impressionnante, ou à Siaud, dont la direction d’acteur est éblouissante de précision et de théâtralité.

- Avril2017, Mario Cloutier, La Presse

Belle surprise en cette fin de saison théâtrale que la nouvelle pièce d’Étienne Lepage. Toccate et fugue est un texte fort pertinent sur la froideur de notre époque empreuinte de désamour. Ce court spectacle au rythme techno-saccadé est dirigé par un metteur en scène inspiré, Florent Siaud, et vraisemblablement inspirant pour des acteurs en grande forme.

- Avril 2017, Daphné Bathalon, MonTheatre

L’auteur et le metteur en scène mettent en place une mécanique efficace qui régit les interactions des personnages et leur quête de satisfactions immédiates sans souci des conséquences. La production est par ailleurs bien servie par une distribution impeccable.

- Avril 2017, Gilles G. Lamontagne, sors-tu.ca

En somme, tout le sextuor désaccordé de cette distribution est excellent. De toute évidence, ils ont été bien dirigés par un Florent Siaud, lequel se mesure pour la toute première fois à un auteur québécois. [...] On le sent heureux de travailler à valoriser la langue aux dialogues vifs et télescopés d’Étienne Lepage.

- Avril2017, Sophie Jama, infoculture.biz

La comédie grinçante d’Étienne Lepage met en scène six acteurs irréprochables [...] Elle laisse un goût amer dans la bouche et nous oblige à nous questionner sur les relations que nous entretenons avec les autres.

- Avril 2017, Nancie Boulay, Alternative Rock Press

La force des personnages réside dans le jeu irréprochable des six comédiens.

- Avril 2017, Emmanuelle Ceretti-Lafrance, pieuvre.ca

Le naturel des acteurs est désarmant et accentue le malaise qui emplit tranquillement le théâtre au fur et à mesure que la pièce avance. Les comédiens représentent tous très bien le mal-être et le désarroi de leur personnage, sans toutefois tomber dans la caricature.


- Avril 2017, Denis-Daniel Boullé, Fugues

Signé Étienne Lepage, Toccate et Fugue est un texte coup de poing. Coup de poing redoublé par la mise en scène de Florent Siaud. (...) Les comédiens (...) se sont appropriés les partitions d’Étienne Lepage et de Florent Siaud avec brio

- Avril 2017, Sébastien Bouthillier, Mattv

une électrocution de 65 minutes

- Avril 2017, Marie-Anne Poggi, les irrésistibles

le coup de coeur irrésistible de la semaine

- Avril 2017, Jordan Dupuis, Quartier Général

Un texte coup de poing, (...) une distribution de rêve, une mise en scène "extrêmement efficace (...). Un show définitivement à voir cette saison

- Février 2017, Luc Boulanger, La Presse

Florent Siaud est un jeune prodige de la mise en scène. (...) Il a la fougue d'un jeune premier et l'étoffe d'un vétéran

- Mars 2017, Mario Cloutier, La Presse

Un merveilleux directeur d'acteurs

- Mars 2017, La Presse, Mario Cloutier, à propos de Don Juan revient de la guerre

Don Juan revient de la guerre est une production magistrale menée de main de maître par Florent Siaud (...) Un tableau d’ensemble fort impressionnant dans la main d’un chef d’orchestre inspiré.

- Mars 2017, Revue Jeu, Jean-Claude Côté,  à propos de Don Juan revient de la guerre

Maxim Gaudette offre une prestation solide (…) le travail de ce metteur en scène d’exception mérite d’être suivi.

- Radio-Canada Ici première, Francine Grimaldi, à propos de Don Juan revient de la guerre

Une superbe distribution

- mars 2017, Bible urbaine, Pierre-Alexandre Buisson,  à propos de Don Juan revient de la guerre

six actrices époustouflantes. (...) des projections très subtiles, couplées à des ambiances sonores très réussies. (...) Tout pour plonger le spectateur dans une sorte de transe. (...) mise en scène très maîtrisée.

- ★★★★ ½, mars 2017, Revue Séquences, Elie Castiel,  à propos de Don Juan revient de la guerre

Le travail de Florent Siaud est aussi déterminant que possédé par un démon intérieur : le théâtre de la vie. (...) Pendant presque 95 minutes, nous sommes dans un univers qui ressemble au nôtre, mais qui nous échappe malgré tout, nous poussant quand même à réfléchir. (...) Essentiel.

- mars 217, Esther Hardy, atuvu.ca,  à propos de Don Juan revient de la guerre

J’ai été fascinée par la puissance d’évocation des souffrances (...) tel un grand cri de douleur jamais exprimé (...). Le talentueux Florent Siaud modèle chacune de ses scènes avec une adresse qui déborde de puissantes impressions.

- Mars 2017, Huffington Post, Sophie Jama, à propos de Don Juan revient de la guerre

Avec une distribution impeccable, de beaux costumes et une très intéressante scénographie, la pièce mise en scène par Florent Siaud au Prospero, dans un décor simple, mais efficace, des éclairages et des vidéos superbes, au bruit des derniers canons qui retentissent, donne à penser sur ce retournement de Don Juan.

- Montheatre, Sara Thibault, à propos de Don Juan revient de la guerre

Les comédiennes sont irréprochables (…). Don Juan revient de la guerre démontre à nouveau le grand talent de metteur en scène et de directeur d’acteurs de Florent Siaud

- Juin 2016, Revue JEU :
Metteur en scène au théâtre et à l'opéra, directeur de la compagnie franco-québécoise les Songes turbulents, Florent Siaud a présenté (...) Quartett de Heiner Müller, Illusions d'Ivan Viripaev et, en février dernier4.48 Psychose de Sarah Kane. Des spectacles à son image : brillants, intelligents, précis.
- Juin 2016, Revue Liberté
4.48 Psychose, un vertigineux monologue sur la façon de vivre avec sa mort.
- Février 2016, Le Culte :
La justesse du jeu de Sophie Cadieux laisse pantois. [...] 4.48 Psychose est une pièce qui [...] laisse le spectateur béat de par la qualité de son jeu d'acteur et de sa mise en scène.
- Février 2016, Nightlife

L'interprétation de Sophie Cadieux est absolument magistrale [...]. Une performance à couper le souffle [...]. La mise en scène de Florent Siaud est aussi terriblement efficace. [...] Siaud a su mettre en scène avec brio les différentes pulsions mises de l'avant par le texte de Sarah Kane et a rendu limpide, de par ses choix d'effets lumineux ou sonores, toute sa complexité.

- Février 2016, Pas Pire Pas Pire

[...] difficile de sortir indemne de 4.48 Psychose. Grâce à la grande qualité de la production, on en sort indéniablement ébranlé. [...] Le jeu, la traduction et la mise en scène, de Florent Siaud, en complète symbiose, laissent une grande place à l’intelligence de l’oeuvre. Une intelligence qui ouvre une brèche de lucidité chez le spectateur. [...] C’est humain, c’est sensible, c’est raisonné… c’est donc troublant et dur. C'est surtout très bien fait.

- Février 2016, Montrealcampus.ca

Note de 5/5 ; l’interprétation de ce rôle [par Sophie Cadieux] restera dans les mémoires.

- Janvier 2016, La Presse

Avec sa mise en scène claire, riche et foisonnante, Florent Siaud s'éloigne du côté froid qu'on peut accoler à l'oeuvre, aidé par la très bonne traduction de Guillaume Corbeil et le travail des concepteurs. La vidéo très présente, le décor et les éclairages magnifiques, aux couleurs chaudes et rougeoyantes (signés par Romain Fabre et Nicolas Descôteaux), donnent à cette descente aux enfers quelque chose de très sensuel. Plus que le cerveau, le coeur est l'organe au centre de la proposition de Florent Siaud.

- Janvier 2016, Radio Canada, Francine Grimaldi, « le samedi et rien d’autre »

Mémorable ! [...] C'est puissant, c'est à ne pas manquer pour tous les amateurs de théâtre. [...] C'est vraiment très fort, très puissant, vraiment remarquable.

- Janvier 2016, Revue de théâtre JEU

Tout en restant fidèles à l‘esprit irrévérencieux et décalé de Kane, ces sombres fragments sont présentés sous l’aspect d’une comédie noire à la sensualité inattendue - une touche légèrement déplacée, mais parfaitement assumée par la mise en scène » — « excellente performance de Sophie Cadieux qui livre une heure de monologue intense et hypnotisant. » — « ce qui devient crucial n’est pas ce [que les pièces de Kane] révèlent sur l’auteure, mais plutôt ce qu’elles révèlent sur nous-mêmes, spectateurs. C’est ce que Florent Siaud semble avoir saisi avec brio.

- Janvier 2016, Le Devoir

C’est une folle, une terrible folle, une magnifique folle, admirablement incarnée par Sophie Cadieux, seule sur scène, et qui veut qu’on la regarde disparaître. [...] Dans le répertoire théâtral contemporain, on est, ici, quelque part, très haut ! [...] Une charge créatrice qui profite ici d’une convergence de talents, d’une intelligence narrative rare et appréciable, pour en appréhender autant sa poésie que son caractère confondant.

- Janvier 2016, La Bible urbaine

Il y a [...] beaucoup de talents réunis en ce moment à La Chapelle. [...] Salutaire mise en scène. [...] Sophie Cadieux a le don extraordinaire de faire ce qui semble contradictoire dans les termes, c’est-à-dire opérer avec fluidité toutes les ruptures de ton. Elle propose (on l’aura compris!) une interprétation aussi souple qu’investie, soutenue admirablement par un texte français poétiquement incarné signé Guillaume Corbeil.

- Février 2016, Artichautmag

"Je ne veux pas mourir". Dans cette seule phrase réside l'essence de 4.48 Psychose, peut-être de l'oeuvre de Sarah Kane en enfer. Florent Siaud semble avoir compris cette subtilité, car sa lecture de la pièce est brillante : noire sans être pathétique, cynique sans être apathique, à la fois humoristique et rangée. [Florent Siaud] maîtrise de façon extraordinaire [...] l'analyse du texte et la direction d'acteur.

- juin 2015, critique du Ventre de Paris, saltinaria.it, en ligne.
"Spettacolo fresco"
- juin 2015, "Menu de choix aux Bouffes du Nord"", critique du Ventre de Paris, par Philippe Venturini, Les Échos,  en ligne
Un délice.
- juin 2015, "Le Ventre de Paris : dégustation en musique", critique du Ventre de Paris, par Cinzia Rota, Classicagenda, en ligne

Le festival Palazzetto Bru Zane à Paris s’ouvre avec Le Ventre de Paris, un récit gastronomique et musical à la découverte des chefs-d’œuvre de l’opérette et de l’opéra-comique. (...) Les airs se succèdent comme les ambiances, et les interprètes les restituent de manière convaincante et prenante, s’appuyant sur l’amusante mise en espace de Florent Siaud (qui n’épargne pas les musiciens) et l’efficace mise en lumière de Nathalie Perrier. (...) Un spectacle de grande qualité.

- juin 2015, "Champagne, tête de veau et romantisme"", critique du Ventre de Paris, par Maurice Ulrich, L'Humanité, en ligne
Ouvert avec une goûteuse comédie burlesque, le Ventre de Paris, au Théâtre des Bouffes du Nord, le festival romantique du Palazzetto Bru Zane invite à la redécouverte de George Onslow (1784-1853). Ce n’est pas un hors-d’œuvre mais un repas gastronomique chanté, entre tête de veau et omelette, que le Palazzetto Bru Zane, pour son festival parisien, a offert au public du Théâtre des Bouffes du Nord, en ouverture d’une semaine qui sera dominée par la figure du compositeur George Onslow, né, comme son nom ne l’indique pas, à Clermont-Ferrand en 1783, pour une redécouverte d’une œuvre méconnue. C’est là, en effet – ce travail de remise au jour et aux oreilles –, l’essentiel de l’activité du Palazzetto, autrement dit le centre de la musique romantique française installé à Venise, mais dont le rayonnement va désormais bien au-delà, avec un important travail d’édition de livres-disques (1), de recherche, des colloques, une aide à la formation de jeunes musiciens et, bien sûr, des concerts dans une collaboration suivie avec l’Opéra-Comique, les Bouffes du Nord ou encore l’Opéra royal de Versailles. Pour autant, le sérieux de ce travail n’exclut pas la fantaisie, comme on en eut la preuve heureuse, vendredi donc, avec le Ventre de Paris, « comédie musicale philosophico-burlesque en un acte sur la gastronomie française », soit autour d’une table, avec trois musiciens et quatre interprètes, un florilège d’airs d’opérette du XIXe siècle évoquant avec malice, dérision, enthousiasme, sans reculer devant les effets parodiques, les plaisirs et parfois les déplaisirs de la table. Paradoxalement, si on veut, ce joyeux tourbillon offrait aussi des morceaux de musique aussi beaux qu’inattendus comme tel air joué au flageolet (l’instrument) par Mélanie Flahaut. Côté chant, la mezzo-soprano Caroline Meng a emporté le public par sa présence physique dans une parodie cocasse de l’air du toréador de Carmen. Au total, une soirée champagne avec une vingtaine de compositeurs connus ou non (Bizet, Offenbach, Hervé, Serpette, Bruand, Mompou…).
 

- Mars 2015, critique d’Illusions par Pascale Saint-Onge, Montheatre.qc.ca :

Deux ans presque jour pour jour après le mémorable Quartett de Heiner Müller (présenté à la Chapelle), le metteur en scène Florent Siaud nous fait cadeau d’un nouveau spectacle, au Prospero cette fois. (...) On reconnaît rapidement la signature du jeune metteur en scène par l’atmosphère onirique enveloppante qui règne dans l’espace (...) Les quatre comédiens sont dirigés avec une main de maître. (...) Une fois de plus, Florent Siaud fait sa marque et signe un spectacle fort intelligent, un objet insolite au milieu de la programmation de cette saison à ne pas manquer sous aucun prétexte. Il prouve sa capacité à mettre en valeur des textes complexes, sa qualité de directeur d’acteurs tout en portant une signature particulière et unique. Si quelqu’un en avait douté jusqu’ici, il est maintenant possible de l’affirmer, le jeune metteur en scène est certainement l’une des figures importantes du milieu à surveiller au cours des prochaines années.

- Mars 2015, critique d’Illusions par Aurélie Olivier, Revue Jeu :

La Viellée a confié Illusions « à Florent Siaud, un jeune et talentueux metteur en scène actif aussi bien en France qu’au Québec (on se souvient de sa magnifique mise en scène de Quartett, d’Heiner Müller au Théâtre La Chapelle au printemps 2013). Disons-le tout de suite, la réussite est totale ! (…) Illusions est doux, insidieux et offre une lenteur enveloppante qui happe le spectateur et le fait voyager jusqu’aux tréfonds de l’âme humaine. (…) La mise en scène de Florent Siaud, d’une grande beauté formelle, fait admirablement ressortir les enjeux du texte. (...) Les projections, immersives et sublimes, reflètent l’idée de changement de perspective. Tout comme la bande sonore (bruits des vagues, discrets chants d’église, pluie), elles évoquent à la fois l’éternité et la mouvance. Le texte de Viripaev est à la fois profond et plein d’esprit et les comédiens comme la mise en scène font admirablement ressortir son humour (la scène de karaoké qui résume l’histoire est proprement hilarante).

- Mars 2015, critique d’Illusions par Fabien Deglise, Le Devoir :

(...) La rencontre entre un metteur en scène à l'efficacité redoutable --Florent Siaud, c'est son nom --, le texte puissant du dramaturge russe Ivan Viripaev et le quatuor formé de Paul Ahmarani, David Boutin, Evelyne de la Chenelière et Marie-Ève Pelletier est heureuse. Elle donne à cette introspection à quatre voix des sentiments humains, de l'amour, de la fidélité décortiqués à la lisière de l'existence cette dimension à la fois humaine, sensible et risible qui sied si bien à cette composante lumineuse de la dramaturgie slave contemporaine. (...) C'est vrai. C'est tendre. C'est tout, sauf un mirage.

- Mars 2015, critique d’Illusions par Philippe Couture, Le Voir :

Dans Illusions, d’Ivan Viripaev, l’amour est trompeur et le réel insaisissable. La mise en scène de Florent Siaud, minimaliste et précise, en fait un spectacle envoûtant et intelligent. (...) le spectacle de Florent Siaud est minimaliste, enveloppant, et il fait entendre les voix dans différentes tonalités, se montrant à la hauteur de la multiplicité des points de vue que contiennent les récits de Viripaev.(...) un spectacle d’une intelligence vibrante, posant des questions puissantes, dans un écrin esthétique soigné.

- Mars 2015, critique d’Illusions par Marie-Anne Poggi, Radio VM (91,3 FM)

J’ai ADORÉ Illusions d’Ivan Viripaev, hier soir. Une très belle découverte, à mille lieux d’Oxygène. (...) Pièce chorale, partition musicale d’une grande virtuosité, menée de main de maître par Florent Siaud et livrée de façon impeccable par les quatre comédiens. Un feu roulant ! Aucun temps mort ! (...) Quelle belle idée du Groupe de la Veillée d’avoir proposé ce texte ! J’espère que leur collaboration avec Florent Siaud n’en est qu’à son balbutiement. Tandem gagnant qui, il faut le souhaiter, incitera un grand nombre de spectateurs à venir au Prospero. Une réussite sur toute la ligne.

- Mars 2015, critique d’Illusions par Mario Cloutier, La Presse

Très belle production de La Veillée avec cette pièce russe d'Ivan Viripaev. (...) Dans un magnifique cube bleu évoquant tantôt la mer tantôt le ciel, les excellents Evelyne de la Chenelière, Marie-Eve Pelletier, David Boutin et Paul Ahmarani font rire, réfléchir et vont satisfaire, surtout, notre goût pour les histoires, notre besoin d'espoir. Le metteur en scène Florent Siaud dirige un fort joli bateau, amenant ses comédiens dans tous les recoins de l'espace vide. Son équipage habille la scène d'éclairages, de sons et d'images qui agissent en parfait contrepoint à cette intrigue qui n'en est pas une.

- 2015, critique d’Illusions par Marie-Claire Girard, Huffington Post

Illusions, la pièce de l'auteur russe Ivan Viripaev présentée au Théâtre Prospero, nous amène là où on ne croyait pas aller. Dans une mise en scène impeccable de Florent Siaud où c'est le texte qui occupe tout l'espace les quatre protagonistes nous racontent la même histoire narrée de points de vue différents, variation sur le thème toujours revisité des Liaisons dangereuses et dont on ne se lasse jamais de découvrir de nouvelles facettes.

- 2015, critique d’Illusions par Éloïse Choquette, Pieuvre.ca

La mise en scène de Florent Siaud, (...) dépouillée de tout artifice, s’apparente (...) à une chorégraphie. (...) Les quatre murs au sein desquels évoluent les comédiens permettent une variation des ambiances, à travers des effets de lumières, d’ombres et de projections. Comme une toile sur laquelle se projette l’imagination des personnages, les murs hauts et nus viennent encloisonner l’espace scénique – et celui du texte. Chapeau aux quatre comédiens (Paul Ahmarani, David Boutin, Évelyne de la Chenelière et Marie-Eve Pelletier).

- novembre 2014, "Combattimento joue les prolongations", critique de Combattimento, par Roland Duclos, Forumopera, novembre 2014, en ligne.

Pour faire un spectacle du Combattimento di Tancredi e Clorinda de Monteverdi, chefs et metteurs en scène enchâssent généralement ce madrigal d’une vingtaine de minutes dans un ensemble de pièces vocales et instrumentales signées la plupart du temps par le génial Crémonais. A l’Opéra de Clermont-Ferrand, Johannes Pramsohler directeur musical de l’Ensemble Diderot, et Florent Siaud metteur en scène, ont choisi eux, d’inviter des contemporains de l’auteur du Lamento d’Arianna pour accompagner leur Combattimento « augmenté » sous-titré Fantasmagorie Baroque. Savant autant qu’audacieux montage qui ne se contente pas de juxtaposer des œuvres fussent-elles en affinités thématiques puisqu’inspirées par la Jérusalem délivrée du Tasse. Le fil conducteur en est le poète lui-même incarné alternativement par le comédien Eric Génovèse et le baryton Vladimir Kapshuk en Testo qui revit les grands épisodes de son œuvre emblématique au cours de sa fameuse incarcération pour folie à l’hôpital de Ferrare. Ainsi passe-t-on successivement en un lent crescendo dramatique, de la berceuse Hor ch’e tempo di dormire de Tarquinio Merula à la sensualité de Si dolce è’l tormento de Monteverdi, puis à un extrait d’Erminia sul Giordano de Michelangelo Rossi trois œuvres mettant en scène Rinaldo s’abandonnant aux charmes d’Armide. Mais la magicienne trahit par son amant reparti au combat fait bientôt éclater sa fureur dans Quando Rinaldo de Stefano Landi et dans un nouvel extrait de l’Erminia de Rossi. Survient enfin la sanglante tragédie du Combattimento montéverdien qui voit s’entretuer Tancrède et Clorinde. Lui succède un troisième épisode de l’Erminia de Rossi où le héros blessé à mort, erre en proie à la folie avant d’être découvert par la belle Herminie dans Le lagrime d’Erminia de Biagio Marini. Sigismondo d’India et son Ma ché ? Squallido e oscuro ferment le ban.

Pari on le voit des plus risqués que cette cohabitation entre des esthétiques pas toujours compatibles bien que contemporaines. Ovni musical demeuré inclassable et inégalé, véritable précipité de procédés mélodiques, harmoniques et rythmiques novateurs, le Combattimento di Tancredi e Clorinda semble a priori difficilement soluble dans un tel montage. En dépit des vents contraires, ce délicat échafaudage va devoir son salut aux talents conjugués d’une habile mise en scène et des interprètes. Florent Siaud a garde de ne jamais forcer le trait, de ne pas céder au démonstratif avec un objet forcément hybride ou le parti pris narratif eut fatalement tourné à l’échec. La part du rêve, du suggéré est donc omniprésente dans son travail. Chercher à expliciter dans le cas présent le climat du drame en faisant lien de façon ouvertement didactique, et définir ainsi sans ambiguité le lieu d’accomplissement du destin, revenait pour parodier Mallarmé à « supprimer les trois-quarts de la jouissance du poème qui est faite de devenir peu à peu : suggérer, voilà le rêve. C'est le parfait usage de ce mystère qui constitue le symbole ».

Pour ce faire, les protagonistes, instrumentistes compris, demeurent dans une légère pénombre, à peine déchirée parfois par une lumière plus crue venue souligner la tendresse ou la violence des sentiments, les doutes et les luttes internes de chacun. L’intimisme de ce lieu que dans un paradoxe assumé on pourrait qualifier d’utopique, joue autant sur l’indétermination de l’espace et de l’action qui s’inventent au fur et à mesure, que sur la musique et la voix qui en portent et en traduisent les affects. Tout l’art de Siaud consiste à conduire l’imaginaire du spectateur vers des horizons de transparences et des effets de miroir sur lesquels apparaissent et s’effacent les protagonistes. Le recours à la vidéo qui dans trop d’exemples s’impose comme une piètre cosmétique venue masquer les insuffisances d’une véritable dramaturgie, acquiert dans ce Combattimento une puissance symbolique loin de toute surcharge. Les images diaphanes, à l’imprécision calculée, s’ouvrent aux énigmes du labyrinthe des passions et leurs confèrent tout au contraire une dimension subtilement onirique qui ne parasite à aucun instant le chant.

La conduite énergique de Johannes Pramsohler, premier violon, alternant tonicité et suavité, participe grandement à la cohérence du projet (...)"

- novembre 2014, "Combattimento livré mardi soir, à l’Opéra de Clermont",critique de Combattimento, par Pierre-Olivier Febvret, quotidien La Montagne, jeudi 27 novembre 2014.
"Une fantasmagorie baroque, autour de personnages tout en ambiguïté qui ont hanté la Renaissance italienne, s’est jouée mardi soir, à l’Opéra. Ce n'est pas la réalité. L'ambiance de Combattimento tient du rêve, avec une utilisation fine de la lumière qui ne succombe jamais à l'éclat. Avec des voiles qui se mélangent aux miroirs puis aux fumées. Avec des visages, des paysages qui surgissent, se jouent de la netteté dans cette pénombre travaillée. Entre illusions et illustrations, tout n'est qu'éclaircissement d'une histoire nébuleuse, que focus sur des personnages créés en 1580 par le poète Torquato Tasso ; tous sont marqués par une forte ambiguïté sur fond de désir.
Dans cette remarquable mise en scène de Florent Siaud, tour à tour se dressent la magicienne Armide, le chevalier Renaud, Tancrède, Clorinde et Herminie qui ont hanté la Renaissance italienne. Tour à tour montent les musiques de Monteverdi, Merula, Rossi, Landi, Marini… portées à un haut niveau de légèreté malgré leur intensité par l'ensemble Diderot. Les contrastes fins sont cohérents avec le clair-obscur ambiant (...)"
- décembre 2013, "Du grand art", critique de Combattimento, par Bruno Villien, dans Opéra Magazine, numéro 90, décembre 2013, p. 52 - 53.

Directeur du Théâtre Roger Barat depuis 2009, Vincent Lasserre impulse une programmation aussi dynamique qu'originale. En ce 15 octobre, quatre cents personnes découvrent Combattimento, "fantasmagorie baroque" coproduite par l'Ensemble Diderot, la compagnie Les Songes turbulents, l'Atelier des Musiciens du Louvre et le Festival de Pontoise.

Dans sa présentation d'avant-spectacle, le metteur en scène, Florent Siaud, annonce que l'ouvrage original - Il combattimento di Tancredi e Clorinda, composé par Monteverdi pour le carnaval de Venise, en 1624 - marque la transition entre la musique vocale et celle qu'incarnent des chanteurs-acteurs. Mais Il combattimento... ne dure que vingt minutes : "Comme tous les bijoux, il faut le sertir."

La solution généralement adoptée consiste à choisir d'autres pièces de ce même Huitième Livre des Madrigaux guerrieri e amorosi. Plus audacieux, Florent Siaud innove : La Gerusalemme liberata (1581), écrite par Torquato Tasso, a stimulé l'imagination d'autres compositeurs. Ils racontent, eux aussi, la Première Croisade, menée par Godefroi de Bouillon pour délivrer Jérusalem des Sarrasins. Ainsi, Mazzochi, Marazzoli ou Belli convoquent les mêmes personnages de l'épopée, qui nous font passer de la Renaissance au baroque.

La thématique de Combattimento est guerrière : littéral et figuré, le "combat" oppose désir et raison, amour et mort. Des "figures entêtantes" surgissent, telle l'envoûtante Armide, qui fait perdre aux chevaliers virilité et sens du devoir. Herminie, elle aussi, est une princesse orientale : fille du roi d'Antioche, elle s'éprend de Tancrède, son beau geôlier, mais ce dernier n'aime que Clorinde. Ces "femmes ensorceleuses, toutes de tendresse et de mélancolie" peuvent guérir les blessures, non seulement grâce aux plantes magiques, mais surtout par leurs murmures incantatoires.

L'idée des créateurs de ce spectacle, qui fonctionne à la perfection, est de plonger les personnages dans un songe orageux, celui du Tasse, entre la veille et le sommeil". Cette vie déchirée par des amours impossibles reflète celle de l'écrivain, piégé par sa passion pour la duchesse d'Este. Dans sa cellule de l'hôpital Sainte-Anne, à Ferrare, il soupçonne un complot universel, voit des rats qui le persécutent, rédige une lettre : il se dédouble, dialoguant avec son propre spectre.

La traduction visuelle de cette conception magistrale séduit d'emblée. Placés à gauche sur la scène, éclairés par de douces lueurs, les musiciens, qui jouent sur instruments d'époque, semblent faire partie d'un somptueux tableau, signé Giorgione ou Véronèse. L'âge tendre de toute la troupe est une source de jouvence, pour soixante-dix minutes d'émerveillement. Sous la direction à fleur de peau de Johannes Pramsohler, l'Ensemble Diderot émerge de la nuit pour faire revivre ces airs lumineux, évoquant le cliquetis d'une amure juchée sur un cheval à la lutte... Vladimir Kapshuk et Matthieu Chapuis prêtent tout leur charme aux ennemis qui semblent frères, tandis que Mercedes Arcuri incarne la femme éternelle, de la berceuse initiale au lamento final.

Ce spectacle raffiné se place au rang de ceux de Benjamin Lazar et de Louise Moaty : Monteverdi et ses contemporains n'ont sans doute jamais paru aussi jeunes, aussi envoûtants. Souhaitons qu'une tournée prolonge ces instants de grâce, ces apparitions bouleversantes, ces épures où les plis d'un manteau suggèrent des tourments indicibles, avec ces chevaliers qui s'entrechoquent en une fresque alla Masaccio...

Du grand art, que le public d'Herblay accueille dans un silence religieux, avant d'éclater en ovations.

- octobre 2013, « Combattimento » au 28e Festival de Pontoise - Le songe du Tasse, annonce du spectacle par Alain Cochard sur concerclassic.com.
Extrait : "Interprété par Vladimir Kapshuk, Mercedes Arcuri (photo) et Matthieu Chapuis, le célèbre madrigal constitue ici le matériau principal d’un projet que F. Siaud et J. Pramsohler (photo) décrivent comme un songe tumultueux du poète Torqueto Tasso, conté par Eric Genovèse. Des pages instrumentales de Landi, Arrigoni, d’India, Rossi, Mazzochi, Marini, Merula et Rovetta, confiées à J. Pramsohler et aux musiciens de l’Ensemble Diderot, complètent une « fantasmagorie » dont la création est guettée avec beaucoup de curiosité. Précisons que l’Atelier des Musiciens du Louvre a pris part à la production et que, excellente nouvelle, le spectacle sera diffusé en Île-de-France en 2014-2015 grâce au soutien de l’ARCADI. "
- été 2013, critique de Quartett par Gilbert David, revue Spirale, n° 245 : voir le sommaire.
Extrait : "Il est rare qu'un metteur en scène à ses tout débuts puisse produire un spectacle aussi intense et rigoureux que le Quartett qu'a réalisé Florent Siaud (...)" ; la distribution provoque "d'emblée un effet de choc puisque, s'il revient à Marie-Armelle Deguy de jouer la Merteuil, Valmont, son infidèle compagnon de débauche, est défendu par une comédienne d'exception : Juliette Plumecocq-Mech (...). Un tel spectacle m'arrache le qualificatif de "sublime" pour souligner une expérience limite qui laisse des traces durables"
- juin 2013, "1, 2, 3 Opéra ! Festival dix mois d'école et d'opéra", article de David Verdier, paru sur ANACLASE : lire l'article.
Extrait : Epic Falstaff, c'est un peu comme un pied de nez au côté trop sérieux de l'opéra. Sur le modèle narratif de l'œuvre éponyme de Verdi, le compositeur Fabien Waksman et le librettiste Florent Siaud ont imaginé trois volets très différents, plus ou moins adaptés des trois actes de l'opéra original. Texte et musique réunissent les élèves de Troisième du Collège Gustave Flaubert (Paris 13), de Quatrième du Collège Jean-Jaurès de Clichy-La-Garenne et de CM1 pour l’École Paul Langevin de Fontenay-sous-Bois. Enchaînant les climats comique, épique et fantastique, cet opéra de poche traite de la question de la dérision et du sublime de l'existence humaine. Les auteurs ont bien pris soin de ne pas réduire leurs ambitions sous prétexte de s'adresser à un jeune public. Sur la scène de l'Amphithéâtre Bastille, des groupes de personnages fort contrastés évoluent dans des saynètes tragi-comiques avec de fortes résonances actuelles. Les adolescents adoptent avec gourmandise les codes du théâtre musical.
- avril 2013, "Quartett. Noir sur blanc", article de Lucie Renaud paru dans la revue JEU : lire http://www.revuejeu.org/critiques/lucie-renaud/quartett-noir-sur-blanc
Extrait : Quartett, dans une mise en scène de Florent Siaud : des images d’une plastie parfaite; une relecture réussie à tous les plans.  
- avril 2013, "Les amants d'outre-tombe", article d'Elsa Pépin paru dans le journal LE VOIR : lire http://voir.ca/scene/2013/04/11/quartett-les-amants-doutre-tombe/
Extrait : Florent Siaud offre une magnifique mise en scène du Quartett de Heiner Müller, où les deux libertins de Laclos s’achèvent dans un ultime et maléfique combat. (...) Le théâtre libertin sert à Müller de miroir de l’Occident ravagé par les guerres qui mènent au terrifiant spectacle de la mort, que Florent Siaud donne à voir dans toute sa noire splendeur. (...) Florent Siaud a fait un travail admirable avec les deux actrices françaises qui maîtrisent à merveille la superbe partition de Müller, mais s’est aussi entouré d’une solide équipe de concepteurs moitié française, moitié québécoise. (…) Ils créent de superbes tableaux clairs-obscurs où deux bêtes se livrent un dernier et sublime spectacle érotique jusqu’à sa funeste apothéose. Un grand moment de théâtre.
- avril 2013, Francine Grimaldi, Radio-Canada, émission « Samedi et rien d’autre », 6 avril.
Extrait : (…) admirable et déroutante performance de deux actrices françaises qui jouent la Marquise de Merteuil et Valmont dans Quartett de Heiner Müller. (…) C’est du grand art (…).
- avril 2013, Michel Coulombe, Radio-Canada, émission « Bouillant de culture », 6 avril :
Extrait : C'est formidable !
Extrait : Plusieurs "rôles pour deux excellentes comédiennes qui se partagent celui de Valmont, dans un magnifique décor sur le point de s’effondrer tout comme leur relation, et qui se referme lentement sur leur univers. Une mise en scène qui fait ressortir les sentiments primaires des personnages par une gestuelle animale et un jeu très physique. Une proposition fascinante à tous les niveaux et qui nous hante longtemps ()
Extrait : C'est un plaisir - pervers, bien sûr - que de rétendre ce texte d'Heiner Müller (...). Le champ de bataille des deux libertins est un univers en ruine. C'est rendu ici littéralement par l'atmosphère de fin du monde, un peu beckettienne, qu'installe le spectacle dirigé par Florent Siaud (...). Assez éblouissante, Marie-Armelle Deguy maîtrise tous les registres de ce jeu de rôle. (...). Juliette Plumecocq-Mech compose un étonnant Valmont, plutôt clownesque (...).
- avril 2013, Radio CIBL, Les oranges pressées, Francis Marcil, 3 avril 2013, 7h50.
Extrait : "C’est très très très bien réalisé, (…) les deux actrices (…) sont excellentes ; (…) un jeu d’actrice assez incroyable"
Extrait : Un pur moment de grand théâtre, voilà ce qui attendait la salle comble truffée de personnalités à l’intime Théâtre La Chapelle hier soir." ; "L’ambiance visuelle et sonore est lugubre, angoissante tout en étant discrète et remplit à la perfection son rôle de mise en valeur de l’univers cauchemardesque qui prend vie sur scène. La troublante chorégraphie des corps est réglée au quart de tour, les gestes sont sauvages, tantôt impulsifs et tantôt simulés. Les actrices Marie-Armelle Deguy, ancienne résidente à la Comédie Française de Paris, en duo avec Juliette Plumecocq-Mech au parcours théâtral des plus enviable, s’emparent à bras le corps des rôles démoniaques de Merteuil et Valmont. Par leur impeccable, que dis-je, magistrale! incarnation de leur personnage respectif, elles nous figent le sang dans les veines à maintes reprises. (...) La prestation des actrices est mémorable, je me retiens pour ne pas dire inoubliable. (...) D’ailleurs, les chauds applaudissements, qui se sont prolongés durant plusieurs minutes à la toute fin, résonnent sans doute encore dans La Chapelle…
- avril 2013, Bloody Unterrated :
Extrait : La mise en scène, les jeux de sons et de lumières et les actrices sont irréprochables, mais on quitte la salle avec des pensées amères. L’auteur Heiner Müller cherchait avant tout (à) déconcerter, (à) perturber et (à) troubler. Mission accomplie.
- avril 2013, Jordan Dupuis, Radio CIBL, "Gang Bang", jeudi 4 avril, 19h.
Extrait : J’ai adoré ce spectacle-là. (…) ; performance extraordinaire des deux comédiennes qui sont sur scène (…) ; la scénographie est extraordinaire (…) ; un spectacle extraordinaire, (…) un spectacle complet !
Extrait : Hors de tout doute, Quartett est l'un des spectacles les plus intelligents de la saison. Un coup de maître où aucun détail n'est laissé au hasard; une vision très particulière et risquée de l'œuvre ; un spectacle où la performance des deux comédiennes nous secoue jusqu'aux tréfonds de notre esprit, encore tourmenté à la sortie. On ne peut souhaiter que le jeune metteur en scène nous offre, très rapidement, un autre grand moment de théâtre comme celui-ci.
- avril 2013, Boris Nonveillier, Les Méconnus, http://www.lesmeconnus.net/quartett-chapeau-bas.
Extrait : Le choix de la scénographie s’est avéré assez juste. (…) des jeux d’éclairages sublimes. (…) le jeu des deux comédiennes, Marie-Armelle Deguy et Juliette Plumecocq-Mech, (…) est époustouflant. (…) La mise en scène est également très réussie. Rendre une pièce de Müller à la fois accessible, dynamique et fluide n’est pas donné à tous. Chapeau bas.
Extrait : Les deux comédiennes sont fantastiques. (...) Quartett est une production rodée, parfaitement au point où je n'ai relevé aucune faille. La mise en scène de Florent Siaud (...) contribue à l'ensemble en laissant se déployer l'espace tout en donnant une impression d'enfermement. (...) C'est un grand moment de théâtre, c'est du marivaudage avec le stupre et la fornication traduits dans un discours ample, souple, puissant, le tout rendu de façon remarquable par les deux comédiennes dans une langue incandescente pleine d'arabesques, de pointes et de déhanchements. C'est à voir, à savourer et à méditer.
Extrait : Le metteur en scène Florent Siaud, qui a travaillé ici avec Brigitte Haentjens et Denis Marleau, a d'abord eu l'audace de faire jouer deux femmes dans les rôles de Valmont et Merteuil. Juliette Plumecocq-Mech est carrément troublante dans le rôle de Valmont, son physique d'androgyne créant une belle confusion. Marie-Armelle Deguy est également remarquable. Leur maîtrise du texte fait résonner fort les mots de Müller. (…) Florent Siaud réussit à montrer le côté sombre de ces libertins professionnels, qui doivent se demander ce qu'ils laissent derrière eux avant de quitter ce bas monde... (…) cette relecture intelligente de Quartett pose une pierre de plus à l'édifice inébranlable des liaisons dangereuses.

- juin 2012, "L'oiseau de glace : les enfants mènent la danse à l'Opéra" : lire l'article.