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Cofondée en 2010 par Florent Siaud et Pauline Bouchet, la compagnie Les songes turbulents œuvre tant dans le domaine du théâtre que de l’opéra. Depuis 2012, elle s’est adjointe une structure à Montréal. 2017 sera l’occasion de fêter cette forme de structure iconoclaste et ambitieuse.

L’inquiétante étrangeté

La compagnie a pour mission d’approcher la profondeur sans limite de ce qui fonde l’humain jusque dans ses pulsions les plus enfouies, de faire de la scène un « palais mental » mais sensible, donnant corps, le temps d’un spectacle, à un monde possible, irréel ou caché. Elle développe un langage qui cherche moins à imiter le réel qu’à explorer l’étrangeté qui en constitue l’envers en interrogeant les mécanismes de notre perception quotidienne. Attachée à l’idée d’une géographie imaginaire, la compagnie Les songes turbulents voit dans l’espace et le temps non pas des catégories objectives mais des zones d’échanges permanents entre monde extérieur et vie intérieure. Dans un monde qui tend de plus en plus à se reconstruire autour de conceptions étriquées de l’identité, la compagnie s’interroge sur la complexité irréductible qui fait notre humanité.

Interdisciplinarité et dispositifs oniriques

La compagnie cultive une esthétique spectrale de l’étrangeté qui irréalise les corps en les projetant dans un monde fantomatique hanté de doubles aux multiples strates. C’est ce qui a conduit la démarche de la compagnie à rechercher l’interdisciplinarité. Jouant de scénographies étonnantes, de couleurs franches, de vidéos et d’environnements sonores au plus près de l’acteur, l’esthétique de la compagnie recherche le trouble et l’onirisme tout en faisant la part belle au jeu d’acteurs. Dans ses écrins, la compagnie veille à collaborer avec des artistes chevronnés, à la présence charismatique et à la palette large, comme Juliette Plumecocq-Mech (ancienne interprète du Théâtre du Soleil) et Marie-Armelle Deguy (ex-pensionnaire de la Comédie Française), toutes deux prix de la critique pour la meilleure interprétation féminine de l’année à Montréal en 2013, mais aussi Sophie Cadieux, dans le seul en scène périlleux 4.48 Psychose de Sarah Kane en 2016. Tout en poursuivant une activité suivie au théâtre autour de texte d’envergure du répertoire contemporain (signés Müller, Kane, Vinaver, Lepage), la compagnie est ouverte à la collaboration avec des musiciens et des chanteurs, comme en témoignent notamment la fantasmagorie baroque, Combattimento, organisée autour du Combat de Tancrède et Clorinde de Monteverdi, mais aussi Nina, c’est autre chose de Vinaver, qui verra le jour avec deux instrumentistes de tango sur la plateau.

Pour un dialogue interculturel et intergenerationnel

La composition à la fois européenne et canadienne de nos équipes nous incite naturellement à approfondir ce travail de croisement des langages : la multidisciplinarité de la démarche de la compagnie est donc intrinsèquement liée à la dimension interculturelle des collaborations artistiques qu’elle met en place. Faisant se rencontrer l’apport de l’amplification sonore, les dernières recherches sur l’outil vidéographique et le travail d’éclairages menés par des artistes québécois en vue, avec les compétences de costumiers, de scénographes et d’interprètes forts d’une carrière reconnue en Europe, la compagnie se conçoit comme un laboratoire d’échanges. Alors que le système actuel tend à cliver les générations en artistes établis d’une part et artistes de la relève d’autre part, le pari de la compagnie consiste à croire ici qu’un dialogue fructueux entre des artistes issus de générations différentes peut avoir des incidences artistiques majeures sur le développement de chacun.

Songer, dans le monde d’aujourd’hui

Dans le contexte international actuel, la compagnie met en question les rapports de l’art et de la société. Plusieurs de ses créations s’interroge sur la place de l’homme dans la société occidentale, son rapport aux normes, à la spiritualité et au pouvoir politique. Elle ne pratique pas nécessairement un théâtre engagé traitant de façon explicite les grands thèmes qui traversent l’actualité. Elle souhaite appréhender le politique dans ce qu’il a de plus subtil, de plus caché : comment les pouvoirs et les conventions sociales structurent nos comportements, modèlent notre rapport à l’existence ? Comment nous pouvons développer une réflexion émancipée et lucide sur notre complexité et nos aliénations collectives ? Dans un monde où, par ailleurs, l’obscurantisme resurgit de façon inquiétante, il s’agit aussi de ne pas se laisser imposer des thématiques et de mettre en scène des mondes alternatifs qui s’interrogent sur de nouveaux modèles de vie, sur l’exercice de la liberté.

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